Landline, Rainbow Rowell, Julie Lou

Landline, de Rainbow Rowell

Aimer chacune des histoires d’un auteur est intense mais les apprécier sans passer par la traduction l’est peut-être encore plus, non ?
De mon côté, je me suis plongée dans l’écriture de Rainbow Rowell, en anglais, sans connaître aucun détail du roman Landline et cela n’a en rien bouleversé mon idolâtrie, loin de là. Ce n’est certainement pas un coup de cœur mais il a quelque chose en plus à présent dans mon cœur, justement. Il est le premier livre de l’auteur que je découvre en version originale et il m’a profondément touché, pour ce fait mais aussi pour l’ode à l’amour dévoilée à travers ces trois cents pages…

Roman parfait pour l’hiver, Landline décrit l’histoire d’un couple à la dérive, Georgie et Neal dans le cadre délicieux du temps des fêtes, du 17 au 25 décembre 2009. Scénariste, Georgie tient tant à sa vie professionnelle à Los Angeles, qu’elle délaisse les véritables amours de sa vie, Neal et ses deux filles, Noomi et Alice et ça, même pour les fêtes de fin d’année… Elle annule son voyage dans le Nebraska avec les proches de son mari, pour rester préparer quatre scénarios d’épisodes d’une série dont elle avait proposé le pilote avec son partenaire d’écriture et ami, Seth à une importante chaîne de télévision qui les a ainsi recontacté. Restant seule à L.A. pour Noël, elle décide de revenir le temps de quelques jours dormir chez sa mère, où vit également sa sœur, Heather. Dès le premier soir, elle pense contacter Neal avec un téléphone jaune vintage à cadran rotatif, mais à l’autre bout du fil, le passé refait surface, elle se retrouve ainsi en ligne avec celui à qui elle a dit « oui » quinze ans plus tôt… Et le lecteur part avec elle dans un voyage qui n’est pas sans faire penser à un certain long métrage de 1985, Retour vers le futur.

Il me paraît important pour ce livre de préciser que ma pensée reste sur la version originale, et non sous son titre français, À un fil où les critiques sont peu élogieuses. L’histoire entre la romance et la science-fiction m’a quelque peu troublé mais le fait de revenir sur la construction d’un amour dans le passé m’a touché et c’est ce qui a formé mon attachement pour les personnages. Il y a quelques passages un peu clichés, des attitudes agaçantes et oui, j’attendais aussi que Georgie ouvre les yeux sur les êtres qui l’entourent mais se remettre en question n’est pas chose aisée et cela prend du temps quand on a oublié de le faire pendant des années… Ce roman est différent de ce que j’ai déjà pu lire de l’auteur, comme Fangirl, Eleanor & Park ou Carry On car il dévoile une quantité assez considérable de dialogue, ce qui modifie quelque peu la plume et c’est d’ailleurs, peut-être pour cela que le coup de cœur ne s’est pas produit.

Je ne sais si vous l’avez oublié mais j’apprécie accorder mes lectures avec les saisons, et c’est un peu curieux pour moi de présenter ce livre alors que l’été bat son plein. Mais que ce soit le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, je pénètre à présent dans les histoires de Rainbow Rowell, les yeux fermés et c’est pourquoi j’ai finalement découvert ce roman en douceur, dans mon jardin ensoleillé. Je pense néanmoins le relire en plein mois de décembre afin de profiter de son cadre enneigé, mon préféré…

Avez-vous lu ce livre ou un autre titre de l’auteur ?

How does anyone ever know whether love is enough? It’s an idiotic question. Like, if you fall in love, if you’re that lucky, who are you to even ask whether it’s enough to make you happy?
  1. Je n’ai pas lu ce livre, mais j’ai lu Eleanor&Park que j’ai beaucoup apprécié, malgré le type d’écriture qui m’a un peu déroutée au début (avec une concordance des temps inhabituelle).

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