Le Secret des banquises

Le Secret des banquises de Marie Madinier est un conte, une fable scientifique, sensible et drôle tout en légèreté et équilibre. Sa poésie portée par Charlotte Lebon m’a attendrie, surprise aussi. Les plans dévoilent la beauté de l’histoire fantaisiste et un peu curieuse… Christophine, un peu gauche et amoureuse du professeur Quignard, lui froid et dévoué pour la science et le Nobel, s’inocule du génome de pingouin afin de rester avec celui qu’elle chérit. Ce génome est étudié depuis des années par le professeur et ses chercheurs pour la PPM, une protéine produite par le pingouin aux vertus immunisantes mais des scientifiques outre-atlantique sont bien plus soutenus dans leurs recherches avec des essais cliniques autorisés sur les sujets humains. Le dévouement de Christophine, aussi singulier qu’il soit, est beau pour la science, pour l’amour mais juste au cinéma, car le contrecoup d’un acte si fort n’est pas à oublier. Et si la science est laissée au premier plan sur tout le long-métrage, l’amour appelle au fantastique avec une scène de fin incroyablement belle soulignée par l’une de mes chansons préférées, To Build A Home de The Cinematic Orchestra. Et oui, la bande originale, je l’aime fort. Les sonorités me transportent et me bousculent pour me plonger de nouveau dans Le Secrets des banquises et ses décors uniques, du froid de la science à la tendresse de l’amour. Une tendresse qui se lit sous les notes de comédie du long-métrage, légères mais bien présentes, et puis sous le visage délicat de Charlotte Lebon.

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