Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien, Julie Lou

Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien

Difficile d’aligner les mots pour décrire le sentiment ressenti après la lecture de l’une des plus mythiques séries littéraires de l’imaginaire. Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien était l’un de ses romans que je souhaitais lire depuis longtemps, et le fait de l’intégrer à mon article Et pourquoi pas une petite pile à lire ? m’a en quelque sorte forcé à le découvrir enfin. Et finalement, mon unique déception est de l’avoir fait aussi tardivement…

Ce « conte de fées […] pour des adultes » comme le décrivait l’auteur est remarquable. Dès les deux, trois premières pages de celui-ci, je me suis sentie plonger en Terre du milieu et celle-ci me happait tout doucement. L’écriture de Tolkien y est pour beaucoup, pour son côté atypique qui correspond à l’univers qu’il a créé de toutes pièces et même après avoir clos les dernières pages, j’en reste sincèrement enchantée. La richesse de l’histoire du Seigneur des Anneaux est aussi considérable qu’admirable. Découverte pour ma part sous la nouvelle traduction de Daniel Lauzon, je ne souhaite pas écrire même quelques mots sur les péripéties rencontrées à travers ce livre, ne connaître aucun détail est un privilège. J’en suis certaine. Depuis l’enfance, je tenais de mon côté, à m’introduire dans cet univers en lecture avant de découvrir l’adaptation cinématographique. Et malgré le fait que je connaissais le premier roman de l’auteur publié en 1937, Le Hobbit, de par le livre en version originale et l’adaptation cinématographique, qui s’est fait dans le sens inverse cette fois-ci, l’histoire du Seigneur des Anneaux imprimée en 1954 et 1955 m’était parfaitement inconnue. J’ai ainsi attendu des années jusqu’à ressentir l’impatience mais aussi une certaine maturité littéraire – ce que je regrette un peu, parce que je pense avec sincérité que ce roman est destiné à tous les rêveurs et qu’importe le reste. J’en suis une preuve. Moi qui avait peur de ne pas apprécier ou simplement de ne pas réussir à me faire à cette écriture délicate, j’ai lu avec une avidité débordante, surtout sur la fin, les trois volumes qui composent ce roman.

Et oui, ce roman. Le Seigneur des Anneaux se divise en six livres qui se dévoilent à travers trois tomes, à savoir La Fraternité de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Ces derniers n’étaient pas le souhait de Tolkien et cela se remarque à la lecture. Cette impression s’est accentuée de mon côté avec le fait de lire les trois volumes en continuité et non avec interruption. Entre le suspens de la Quête et l’univers ensorcelant, les délaisser m’était inconcevable et même si au fond, je suis triste d’avoir tourner les dernières pages, je sais qu’il me reste les longs métrages pour voyager encore une fois en Terre du milieu ainsi que des centaines de textes liés à celle-ci. Tolkien, écrivain des plus impressionnants à mes yeux, a délivré un univers fantastique, que je n’oublierai certainement pas et qui battra encore fort et longtemps dans mon cœur.

Mais l’automne déclinait rapidement : sa lumière dorée se fit peu à peu d’argent pâle, et les dernières feuilles tombèrent des arbres dénudés. Un vent glacial se mit à souffler des Montagnes de Brume, à l’est. La Lune du Chasseur se renfla dans le ciel nocturne et mit en fuite toutes les étoiles moindres. Mais à l’horizon du sud, une étoile luisait d’un éclat rougeâtre. Chaque nuit, sous la lune à présent décroissante, elle devenait de plus en plus brillante. Frodo l’apercevait de sa fenêtre, brûlant dans les profondeurs du firmament, comme un œil vigilant qui menaçait au-dessus des arbres aux confins de la vallée.
  1. Quel plaisir de lire enfin ton article sur ce sujet !
    Je suis pour ma part, et tu le sais, une très grande fan des films de Peter Jackson (je parle du SdA, j’ai plus de réserve quant au Hobbit…) et j’ai commencé cet été la lecture du premier tome. Ce n’était pas la bonne période pour moi mais je compte bientôt m’y remettre et ta chronique ne fait qu’accentuer ce souhait et cette envie 🙂
    En tout cas, j’ai pour ma part lu la biographie de Tolkien et si tu le souhaite je te prêterai volontiers le bouquin qui permet de prendre encore plus la mesure du talent, du génie mais aussi la complexité de cet homme remarque.
    Belle journée Julie 🙂

    • Julie Lou – Author

      C’est très gentil Julie et j’espère sincèrement que tu découvriras l’oeuvre littéraire vu ton amour pour les longs métrages.
      Concernant la biographie de Tolkien, si celle-ci n’est pas trop lourde comme tu me l’avais précisé, je ne suis pas contre sa lecture !
      À très vite. ♡

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