Lectures numériques de fin d'automne, Julie Lou

Lectures numériques de fin d’automne

Mon histoire avec la lecture numérique en est à ses premiers pas mais je souhaite poser quelques mots sur chacune de mes découvertes afin de compenser le manque de l’objet physique qui me permet traditionnellement de le faire. C’est à partir de la plateforme NetGalley que le format numérique se dévoile à moi depuis quelques semaines et même si ma préférence reste pour le livre papier, l’alternance entre les deux m’a complètement charmé.

Source de l’illustration : Pinterest

N’oublie pas mon petit soulier, de Nadia Lakhdari King

L’hiver prend place, et les festivités avec. Quoi de mieux alors qu’un petit livre liées à celles-ci en plein froid de novembre ? N’oublie pas mon petit soulier, de Nadia Lakhdari King répond parfaitement à ce souhait de légèreté, de douceur et de bons sentiments.

L’auteure québécoise nous transporte le 24 décembre au soir, pour y faire la rencontre d’Emilie qui s’apprête à fêter un Noël des plus traditionnels avec ses proches. Néanmoins, ce coup-ci, quelques changements s’imposent ! Ses parents partis en voyage, Emilie est l’hôte de ce 25 décembre où elle reçoit pour la première fois, son cher et tendre ainsi que ses enfants. Dans la préparation que l’on découvre au fil des pages, les aléas ne cessent mais apportent des sourires indéniables à la lecture. Et malgré le fait que ce roman ne se compose que de cent quatre-vingt-treize pages, l’attachement au personnage d’Emilie est présent dès les toutes premières. Les désastres défilent les uns après les autres mais elle ne s’effondre pas pour autant et c’est ce qui permet de les lire avec une importante légèreté sans jamais tomber dans le « too much ».

Premier livre découvert avec des expressions québécoise pour ma part, N’oublie pas mon petit soulier de Nadia Lakhdari King est une lecture agréable, peut-être un peu trop courte mais assurément belle et parfaite pour les fêtes de fin d’année !

Une conversation à cœur ouvert, c’est un peu comme une chirurgie à cœur ouvert. C’est dangereux. C’est un risque à ne prendre qu’en dernier recours.
Mais ça peut vous sauver la vie.

Grace and Fury, de Tracy Banghart

Les couleurs de cette couverture sont superbes et c’est sincèrement, ce qui m’a attiré en premier lieu vers Grace and Fury, de Tracy Banghart des éditions Hachette Romans. Par la suite, c’est la lecture de la description qui s’est dévoilée comme intrigante…

Voyage à Viridia avec la rencontre de Nomi et Serina qui se préparent à un événement important pour leur avenir : l’Héritier du Souverain doit choisir différentes femmes pour qu’elles deviennent ses Grâces – des égéries dociles qui profiteront de sa condition de prince. Serina s’est construite pour en faire partie alors que sa sœur, Nomi à l’esprit rebelle, préfère rester en retrait en devenant sa suivante afin de l’assister tout au long de son devoir de Grâce. Néanmoins, la tournure que prend l’événement bouleverse l’avenir de ses deux sœurs et c’est dans cette société où « les femmes n’avaient pas le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. Pas le droit de plonger pour pêcher des perles ou vendre des biens au marché pour aider leur famille. Pas le droit de se couper les cheveux à moins qu’un homme ne leur demande. Pas le droit d’avoir des idées. Pas le droit de choisir. » que celles-ci s’émancipent et présentent une véritable ode à la femme.

J’ai tout simplement adoré l’histoire dévoilée pour ce dernier fait énoncé. L’importance donnée aux femmes dans ce roman, sans délaisser les hommes non plus, est vraiment plaisante. Les personnages des deux sœurs, Nomi et Serina sont attachantes et le fait d’alterner les chapitres avec leur point de vue permet de construire l’intérêt pour le parcours de chacune. La lecture des trois cent soixante pages en devient même addictive avec une fin qui se devine pleine de frustration pour attendre le second tome, dont la sortie n’est pas encore annoncée. La plume de Tracy Banghart n’y est d’ailleurs pas pour rien, légère, si belle et qui transporte le lecteur entre confiance et méfiance. C’est un livre à glisser entre les mains de chaque femme qui s’intéressent et donnent de l’importance à sa condition et à ses droits, à celles dont le mouvement « Girl Power » n’est pas inconnue… À toutes les femmes.

Vous devez être aussi solides que cette prison, aussi solides que la pierre et l’océan qui vous encerclent. Vous êtes la brique et le fil barbelé. Vous êtes le fer.

Quand tu descendras du ciel, de Gabriel Katz

La couverture, le titre ou même les critiques, tout attisait ma curiosité pour ce petit roman de deux cent cinquante-six pages qui oscille entre deux genres différents, la comédie et le policier.

Ce sont les sourires qui se présentent dès les premières lignes avec la rencontre du protagoniste, Benjamin Varenne. Un parisien considérablement maladroit qui participe professionnellement à la sécurité de l’Opéra de Paris en pleine période du temps des fêtes et qui se prend d’affection pour Ophélie, danseuse. Cette dernière qui est au cœur de l’intrigue, se fait harceler depuis quelques semaines par un fanatique et Benjamin décide d’assurer sa protection afin de nouer un lien et plus si affinités.

La fusion des genres est plutôt appréciée mais n’est pas assez affirmée à mes yeux. Ce n’est qu’à partir d’une énième péripétie que la partie sombre de l’histoire apparaît et c’est finalement dans les dernières pages de Quand tu descendras du ciel, ce qui est un peu décevant. Néanmoins, l’écriture est plaisante et permet de s’imprégner de l’histoire et de ses personnages (même si certains sont vraiment agaçants). Le fait que le livre soit court a aussi son importance pour que la lecture reste agréable. À savoir, par ailleurs que celui-ci est un second opus de l’histoire du protagoniste écrit par Gabriel Katz. Le précédent s’intitule N’oublie pas mon petit soulier et j’aimerai le découvrir pour la légèreté de ce genre de roman ainsi que pour en apprendre encore un peu plus sur ce véritable maladroit et sourires lors de ses anecdotes aussi abracadabrantesques les unes que les autres. Affaire à suivre donc.

Ils ont commencé par se tourner autour. Il se sont rapprochés, éloignés, effleurés. Ils se sont empoignés, repoussés, avec une douceur presque désespérée. Puis elle s’est écroulée comme une poupée de chiffon, avec sa chemise de mec qui lui arrive à mi-cuisse, et il l’a relevée, doucement. Ils se sont encore éloignés, elle est revenue vers lui, elle s’est abandonnée dans ses bras, éperdument, leurs lèvres se sont rencontrée, comme si c’était plus fort qu’eux. Et il s’est mis à tourner, lentement d’abord, puis vite, très vite, tellement vite que la fille accrochée à son cou s’est lentement décollée du sol. Il a ouvert les bras, et elle, emportée par la vitesse, est montée à l’horizontale, comme s’il n’y avait plus de pesanteur, comme si ce putain de baiser lui donnait des ailes.

Lisez-vous au format numérique ?
Si c’est le cas, quelles sont vos dernières découvertes ?

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