Simetierre, de Stephen King, Julie Lou

Simetierre, de Stephen King

Ce roman n’est pas le premier que je lis de l’auteur mais c’est certainement celui qui attisait le plus ma curiosité. Simetierre est un classique de l’horreur, genre de prédilection de Stephen King et il est également décrit comme tel dans sa propre bibliographie. Après avoir déprécié Brume, l’un de ses recueils de nouvelles et préféré le roman Joyland, il me tardait ainsi de découvrir ce titre qui reçoit tant d’éloges…

À son acquisition, la quatrième de couverture de l’édition Albin Michel, m’a néanmoins inquiétée : « … » Simplement, après avoir lu les quatre cent soixante-quinze pages qui composent ce livre, le sentiment ressenti est loin de convenir à cette description. L’atmosphère est inquiétante, oui c’est certain mais pas au point d’en avoir peur pour moi. Je tiens à préciser que le genre littéraire de l’horreur n’est pas mon préféré, et je n’en connais pas les secrets mais après plusieurs lectures, l’angoisse n’a été que trop peu présente au fil de celles-ci et finalement, ce n’est même plus l’émotion recherchée pour ma part. Moi qui me considérait comme peureuse, et au fond je le suis, mais peut-être pas avec la lecture ? Je ne sais pas mais la curiosité me permet de faire de belles découvertes sans avoir trop d’attentes à présent.

Parce que oui, Simetierre, de Stephen King reste une belle découverte malgré ces précisions. Les premières pages dévoilent l’emménagement de Louis Creed et de ses proches, à savoir son épouse Rachel, ses deux enfants, sa fille Ellie et son fils Gage dans la petite commune de Ludlow où ils font la connaissance de leur voisin octogénaire, Judson Crandall. Bientôt, les deux hommes deviennent inséparables et c’est au cours d’une douce promenade que le dernier leur fait remarquer la présence d’un cimetière où depuis plusieurs générations, les enfants enterrent leur animal de compagnie. Aussi paisible qu’intriguant, le lieu est indiqué à l’aide d’une pancarte délabrée créée il y a longtemps, et titré « Simetierre » ou « Pet Semetary » dans la version originale. Le fait que celui-ci ne soit pas délaissé contrairement au sentier forestier qui le longe n’est pas lié au hasard mais au désespoir de Louis Creed, sa portée ne tardera pas à apparaître sous ses yeux…

Les descriptions de l’auteur sont remarquables et c’est ce qui me plaît dans sa plume. De la rencontre avec les personnages aux faits surnaturels, le livre défilent avec certes, de véritables longueurs mais également avec un attachement particulier. Le sentiment ressenti à la fin de celui-ci est aussi intriguant que l’histoire finalement. Si l’angoisse ne prend pas pour moi, le côté psychologique est vraiment intéressant et remarquable se devine encore une fois comme le mot qui s’impose.

Connaissez-vous ce livre ? Souhaitez-vous le découvrir ?

Louis serra Ellie sur son cœur et continua de la bercer. Il savait, sans avoir aucun moyen d’en être sûr, ce qui la faisait pleurer ainsi : c’était le caractère irréductible de la mort, qui ne se laisse fléchir par aucun argument, pas même par les larmes d’une fillette, et qui est si cruellement imprévisible.
    • Julie Lou – Author

      Le roman Ça fait partie de ma pile à lire mais c’est celui qui m’inquiète le plus, car j’ai assez peur des clowns…

  1. L’image qui se colore quand on passe dessus, c’est absolument génial ! J’adore.
    En général, Stephen King c’est angoissant, mais des lectures qui font vraiment peur, je ne crois pas en connaitre. Ça peut mettre mal à l’aise à la limite. Ou alors, je suis vraiment hyper courageuse (ce qui est faux).

    • Julie Lou – Author

      Je te remercie pour le petit compliment sur mon blog, c’est très gentil.
      Concernant ton propos sur Stephen King, c’est exactement ce que je ressens. Je suis mal à l’aise mais pas de la peur à en fermer le bouquin quoi. J’ai pu échanger avec d’autres lecteurs passionnés des écrits du maître de l’horreur et ils pensent comme toi. Comme nous finalement. Je ne suis donc pas passé à côté de quelque chose, et ça me rassure. La peur, comme tout sentiment, est subjectif et j’imagine ainsi que chacun doit ressentir son propre sentiment en lisant un livre. De la même manière que d’un lecteur à un autre, un livre peut être aimé.

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