Tortues à l'infini, de John Green, Julie Lou

Tortues à l’infini, de John Green

Décrit comme le livre le plus personnel de l’auteur, Tortues à l’infini diffère de ce que John Green a pu dévoiler avec ces autres romans. Et si j’ai apprécié Qui es-tu Alaska ainsi que Nos Étoiles Contraires, cette dernière publication éditée par Gallimard se situe à mes yeux entre les deux : une légère préférence au regard du premier titre mais qui n’a pas atteint le coup de coeur ressenti avec le second, malgré une plume toujours aussi prenante.

Dès les premières pages, le titre et sa couverture à première vue abstraits prennent tout leur sens. Le lecteur rencontre Aza, une adolescente prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles. Un trouble lié à l’anxiété qui n’est que trop peu abordé et que je découvrais pour ma part pour la première fois en littérature. J’ai aimé par ailleurs, la manière de l’auteur de dédramatiser ces affections psychiques en les intégrant à une histoire d’enquête où les personnages apportent une certaine profondeur. Aza n’est certainement pas un être isolé, elle est infiniment proche de Daisy et par signe d’amitié, elle décide de se plonger avec elle à la recherche d’un homme richissime qui a pris la fuite. Le fait de le retrouver vaut une somme importante et fait rêver les deux adolescentes. À partir de cette énigme, John Green livre une ode à l’amitié, à ses liens indéfectibles, à la vérité mais aussi et surtout, à la vie.

La parole qu’il porte à travers ce livre sur les troubles obsessionnels compulsifs est encourageante et ne laisse pas indifférent. Les personnages créés sont touchants mais la sensibilité de la plume se ressent si fort que c’est ce qui m’a émue au fil des mots. L’auteur américain signe ainsi avec Tortues à l’infini une intrigue simple mais à laquelle le lecteur s’accroche par la sincérité si pure de ses personnages.

Avez-vous déjà lu un titre qui aborde des troubles de l’anxiété ?

Quelle drôle d’expression : tomber amoureuse, comme si « amoureuse » était une mer dans laquelle on se noyait ou une ville qui vous absorbait. On ne « tombe » dans aucun autre sentiment – on ne tombe pas ami ou colérique ou d’espoir.
  1. Je ne sais pas si la paranoïa peut être un trouble de l’anxiété, mais j’ai lu Je T’ai Rêvé de Francesca Zappia. Connais-tu ? C’est un livre magnifique, poignant et un peu triste par moment mais l’héroïne, atteinte de paranoïa et schizophrénie, fait tout pour s’en sortir. C’est hyper intéressant car on voit un peu comment un schizophrène peut percevoir son environnement. Il y a une histoire d’amour… et des rebondissements ultra inattendus à la fin, mais chuuuut je n’en dis pas plus. J’ai adoré.

    • Julie Lou – Author

      Oh non, je ne connaissais pas ce titre mais le petit descriptif que tu me livres me donne bien envie de le découvrir. Je vais me renseigner, et pourquoi pas le lire à mon tour ? Je te remercie pour cette jolie recommandation de lecture, j’aime beaucoup ce qui a attrait avec la psychologie et l’humain.
      À très vite !

COMMENTAIRE

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